Le luxe responsable: vers une joaillerie éthique ?

À l’heure actuelle, on remarque que le public s’intéresse de plus en plus à la protection de l’environnement et à l’économie solidaire. Au-delà d’un simple phénomène de mode, il s’agit d’une réelle préoccupation de la société à laquelle les principaux acteurs de l’univers de la joaillerie ne peuvent rester insensibles. C’est ainsi que l’on assiste à l’émergence d’une joaillerie éthique.

Qu’est-ce que la joaillerie éthique ?

De nos jours, le public se soucie de plus en plus de l’impact environnemental et sociétal de leurs achats ainsi que l’origine des matières premières avec lesquels un produit est fabriqué. Cela concerne également le luxe et la joaillerie où on assiste à une prise de conscience aussi bien des grandes marques que des stars sur l’importance de créer et de porter des bijoux « écoresponsables ». On peut donc définir la joaillerie éthique comme des pratiques en parfaite adéquation avec la notion d’éco-responsabilité. En d’autres termes, les bijoux sont façonnés dans le respect de l’homme et de la nature.

Concept assez récent de la joaillerie écoresponsable

Il existe plusieurs solutions pour y parvenir. Certains joailliers utilisent de l’or recyclé afin de plus recourir à l’extraction qui cause parfois des dommages irréversibles sur la nature. D’autres choisissent l’alternative de recourir à des matériaux tels que des diamants synthétiques. En fait, cette joaillerie éthique cherche à apporter une transparence totale en ce qui concerne l’origine des matériaux ainsi que la fabrication du bijou. Cela signifie que les pierres précieuses, l’or ou l’argent ainsi que tout autre élément utilisé pour concevoir une parure sont faciles à tracer et dont l’objet d’une certification afin de garantir le respect de fabrication éthique et écologique.

Cl convient de noter que la notion de joaillerie éthique est encore récente, même si elle rencontre déjà un succès considérable. En effet, en 2003, Kimberley Process a instauré un système de traçabilité des diamants bruts, afin d’éviter le financement des guerres en Afrique par l’achat de pierres précieuses. En ce qui concerne les métaux précieux, le label Fairmined est né en 2009. De son côté, Chopard lance en 2013 le Green Carpet, un projet dans lequel l’enseigne se distingue par une intense campagne de communication afin de sensibiliser le public.

Les maisons de la place Vendôme en pionnier

Pari tenu puisque pour le festival de Cannes de 2016, l’actrice Julianne Moore a attiré l’attention du public en montant les marches du Palais des Festivals. Ce n’est pas seulement sa robe haute couture à traîne Givenchy qui est mise sous les feux des projecteurs, mais également ses bijoux. Il s’agit d’une bague et de boucle d’oreilles appartenant à la collection Green Carpet du joaillier Chopard. La joaillerie éthique connaît donc son heure de gloire, d’autant plus que les joailliers sont de plus en plus nombreux à adhérer au code de conduite du Responsible Jewellery Council (RJC). Par ailleurs, les grandes marques, y compris celles de la place Vendôme, s’engagent désormais en faveur de l’éthique et de responsabilité sociale et environnementale (RSE). Il convient de souligner que cette tendance n’est pas près de s’inverser, car les « millenials », c’est-à-dire les personnes nées entre 1980 et 2000, y sont particulièrement sensibles.

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